La parole à ... Paul FEDELE , rédacteur en chef de France Snacking

Les solutions dédiées aux professionnels de la restauration.

La parole à ... Paul FEDELE , rédacteur en chef de France Snacking

Vous avez dit snacking !


La restauration hors domicile est en mutation, un constat qui n’aura échappé à personne. Un mouvement qui s’est accéléré en miroir des modes de vie actuels et d’une crise économique qui n’en finit pas d’étrangler le pouvoir d’achat.

Les effets sont prégnants, surtout au déjeuner où les consommateurs achètent du prix et du temps. On veut manger « rapide » et si possible autour de la valeur du titre restaurant, sur place ou dans la mobilité parce qu’on dispose en moyenne de moins d’une demi-heure. Alors forcément, toutes les formes de distribution alimentaire qui proposent des solutions repas adaptées sont portées par cette vague qu’on a appelé hier restauration rapide, qu’on nomme plus communément snacking ou que des cabinets spécialisés comme Gira Conseil baptise Ventes au Comptoir. Preuve de cette vitalité, son chiffre d’affaires qui a tutoyé les 46 md€ en 2013 a dépassé l’an dernier la restauration avec service à table avec plus de 7 milliards de repas servis. Face à cet îlot de croissance certain et à un style de vie urbain qui favorise cette forme de consommation au détriment des modèles traditionnels qui n’ont pas su ou voulu s’adapter, chacun veut sa part d’un gâteau appelé à grossir. Résultat : les verrous sautent entre les circuits. Aux côtés des acteurs du sandwich, du burger et de la pizza qui trustaient jadis l’offre, le marché n’a cessé d’accueillir de nouveaux postulants en même temps qu’il s’est segmenté depuis l’entrée de gamme au prémium. Ceci avec des enseignes et thématiques au vocabulaire aussi varié que les pâtes, les salades, les soupes, les wraps et plus dernièrement les sushis, les bagels ou la restauration ethnique. Place aujourd’hui aussi aux circuits dits alternatifs qui ont trouvé dans le snacking des leviers de croissance et ont su se positionner sur le parcours de consommateurs toujours plus nomades : les boulangers et autres métiers de bouches, la grande distribution de plus en plus inscrite dans la proximité, les pétroliers, la distribution automatique…


Jadis assimilé à de la malbouffe, le snacking est aujourd’hui déculpabilisé. Polymorphe, il est à la fois produit, moment et mode de consommation pour s’adapter au contexte : tantôt repas plus ou moins sain selon l’envie pour la pause déjeuner du midi ou en remplacement du frigo le soir, tantôt encas du matin pour suppléer à un petit-déjeuner incomplet, tantôt gourmand voire transgressif et même déculpabilisé pour un goûter. 

 

Bienvenue dans l’ère du snacking.

 

http://www.snacking.fr/